le monde en archipels, pour une mondialisation multilingue

Agir et vivre au féminin

Contre les violences faites aux femmes


Le 17 octobre 2019 à 19h00

au palais des académies de Bruxelles

 


Se pencher sur les racines profondes des violences faites aux femmes

Cette nouvelle soirée du Monde en archipels sera consacrée à la violence faite aux femmes dans la zone d'expression francophone.
Toutefois, il ne s'agit pas de se limiter à une description, mais bien de déboucher positivement sur des solutions possibles.

L'objectif affiché de ce 17 octobre sera le suivant :  se pencher concrètement sur les racines profondes qui rendent la violence si brutale et dévastatrice.

Quatre interventions, quatre champs d'expertise

Quatre interventions seront successivement menées par un modérateur connaisseur, mais non spécialiste des différents sujets.
Chacun de ces invités représentera un champ de compétence spécifique : la sphère politique et diplomatique, le monde des associations de protection des victimes, le secteur économique, et enfin la sphère juridique en charge des traités et des lois.
Par la combinaison dynamique de ces quatre axes, mise en œuvre par le modérateur, la soirée permettra de mettre en lumière les points névralgiques, et d'indiquer au public les pistes de solutions concrètes à la violence subie par les femmes.

Interroger la diversité, pour mieux définir un socle commun

Au sein de l'espace francophone, y a-t-il un front commun d'échanges et de luttes solidaires entre femmes de différentes origines géographiques
pour préparer l'avenir ? Les expériences, diverses selon les modèles sociaux, nourrissent-elles les réflexions et les orientations des divers courants féministes,
au Québec ou au Sénégal ? Si l'accès au statut de personne porteuse de droits est consolidé par exemple dans certains pays par le mariage et la maternité,
quel dialogue peut-il y avoir avec des femmes pour qui ces thématiques représentent des réalités complexes et ambiguës ?

Interroger ainsi la diversité des points nodaux des luttes des femmes dans la francophonie, c'est tenter de dégager, au-delà de la langue en partage, un socle commun qui puisse servir de fondation à un espace assez homogène dans ses perspectives pour proposer au monde un avenir réellement partagé.

Les intervenants


Kafui ADJAMAGBO JOHNSON

Kafui Brigitte Adjamagbo Johnson est nantie de deux DEA (droit privé de l’Université René Descartes en 1983 et droit comparé et droits étrangers de l’Université Panthéon-Sorbonne) sanctionnés par un doctorat soutenu en 1986 à l’Université Panthéon-Sorbonne.
Elle a enseigné à la Faculté de Droit de l’Université de Lomé (1986-1997) et fut gestionnaire de programmes de recherches scientifiques (1989-1991). En dehors de l’université, elle a cofondé en 1992 une organisation togolaise, le Groupe de réflexion et d'action Femmes démocratie et développement (GF2D) qu’elle a dirigé jusqu’en 1997 ; elle fut membre de plusieurs conseils d’administration de réseaux internationaux d’associations de droits des femmes. Ses recherches et publications concernent les droits des femmes en matière de succession, de progrès économique et social, de propriété foncière, d’accès aux services juridiques et judiciaires et de violences faites aux femmes. Elle a également assumé la fonction de Ministre des droits de l'homme dans le gouvernement de transition du Togo (1991) ; a été la première femme à s’être présentée aux élections présidentielles au Togo (2010).

Elle est actuellement chef de parti politique (Convention démocratique des peuple africain) et Coordinatrice d’un réseau d’associations de droits des femmes en Afrique de l’ouest (WiLDAF)

Anne Delorme

Coordonnatrice du Comité québécois femmes et développement et de la communauté de pratique « Genre en pratique » au sein de l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI).
Anne Delorme a près de vingt ans de carrière en développement international, au sein du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) ainsi que plusieurs ONG canadiennes et internationales. Titulaire d’un MBA de l’université de McGill, elle se spécialise dans les thématiques de l’égalité entre les femmes et les hommes, le développement du secteur privé et le développement économique. Elle est membre du comité de coordination et représentante des Amériques du réseau francophone égalité femme-homme de l’Organisation Internationale de la Francophonie.


Pierre Foldes


Chirurgien Urologue, président de l'Association WomenSafe.
Pierre Foldes est l'inventeur de la chirurgie réparatrice des mutilations sexuelles féminines. Il est membre de « Médecins du monde ». Il est également membre expert du MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains).



Frédérique Martz


Directrice générale de l'Association WomenSafe.
Frédérique Martz a coordonné pendant une dizaine d’années les actions d’une association de femmes médecins libérales. Elle fût cadre dirigeante pendant une vingtaine d’année dans un groupe de presse et édition professionnelles.
Elle est membre de la Commission Action Sociale de l’AMIF (Association des Maires d’Ile de France) et du conseil scientifique de "GyNoPhobie".



Chloé Harmel


Ancienne avocate, Chloé Harmel travaille actuellement au sein de l'Asbl Fem&L.A.W. en qualité de chargée de projet pour l'élaboration d'un code commenté de droits des femmes et est assistante en droit patrimonial de la famille à l'Université catholique de Louvain.




Eugénie d'Ursel


Eugénie d'Ursel travaille au Service Juridique du Conseil de l'Union européenne et est assistante à l'Université Saint-Louis Bruxelles.
Ses recherches portent sur l'égalité entre les hommes et les femmes et les droits fondamentaux.
Elle a récemment publié des contributions au sujet de la Convention d'Istanbul luttant contre les violences faites aux femmes et au sujet du sexisme dans les médias.

Les opinions émises par Eugénie d'Ursel n'engageront qu'elle-même et en aucun cas le Conseil ou le Conseil européen.

La modératrice

Céline Bardet

Céline Bardet est juriste spécialisée sur les crimes de guerres et enquêtrice criminelle internationale. Elle est aussi la Fondatrice de l’ONG We Are NOT Weapons of War dédié à la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits. Céline Bardet a publié Zones Sensibles Une Femme contre les Criminels de Guerre en 2011. Céline travaille sur les questions de réforme de la justice et les questions de sécurité. Elle reste très investie dans la question de la justice dans les Balkans et continue à publier régulièrement sur ces questions ainsi que d’intervenir dans les médias. Céline Bardet propose des conférences et des modules de cours sur la justice pénale internationale, le processus de justice dans les Balkans ainsi que la question des violences sexuelles dans les conflits armés. Elle passe la plupart de l’année sur le terrain dans toutes les zones de conflits et post conflit sur les questions de justice, sécurité et police, contre-terrorisme et radicalisation. Elle prépare deux nouveaux ouvrages, l’un sur les femmes criminelles de guerre et l’autre sur la fin du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.
Un documentaire réalisé par Cécile Allégra Prix Albert Londres sera diffusé sur ARTE premier semestre 2018 relatant son travail en Libye.

Informations pratiques

Où ?

Au Palais des Académies, rue Ducale 1, 1000 Bruxelles


Le jeudi 17 octobre 2019 à 19h00

Discussions en français.

Entrée gratuite

L’entrée à la soirée se fait uniquement sur inscription. Merci de confirmer votre présence en ligne via le lien ci-dessous.

Contact : culture(at)alliancefr.be



« Le Monde en archipels » est une initiative de l’Alliance Française Bruxelles-Europe en collaboration avec le Service de Coopération et d'Action culturelle de l'Ambassade de France en Belgique, l’Ambassade du Luxembourg en Belgique, l’Ambassade de Suisse en Belgique, la Délégation générale du Québec à Bruxelles,  Wallonie-Bruxelles International, l'Organisation internationale de la Francophonie, l’Agence Universitaire de la Francophonie,  et le Palais des Académies.